[Interview] Djakarta

En octobre dernier, Djakarta nous avait offert un EP éponyme dont les mélodies pop apparaissaient, au fur et à mesure des écoutes, beaucoup moins simples et inoffensives qu’au premier abord. Des choix artistiques qui trouvaient une complémentarité idéale dans la mise en images de chansons aussi rêveuses qu’hallucinogènes, portées par le talent de réalisateurs totalement dévoués à la cause des musiciens. Alors que leur nouveau court-métrage, « On The Moon », vient tout juste d’être mis en ligne, nous avons voulu interroger le duo sur ses exigences de fabrication picturale de ses sonorités si particulières et envoûtantes.

crédit : Lenita Visan
  • Bonjour et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! Tout d’abord, racontez-nous comment a commencé l’aventure Djakarta…

Tristan : Suite à la fin de notre ancien projet pop-rock « The Ankers », nous nous sommes enfermés en studio pendant deux ans pour trouver un nouveau son, plus pop, aérien et mélancolique.

Raphaël : On a commencé cette aventure en studio tout simplement en composant de nouveaux morceaux. Pendant deux ans en studio et une vingtaine de démos, nous nous sommes dits qu’il était temps de monter un nouveau groupe.

  • Votre premier EP éponyme est sorti en octobre dernier et explore de nombreux genres, notamment la pop, sans pour autant s’y enfermer. Comment avez-vous envisagé le processus de composition de l’EP ?

Tristan : Cela a été un processus de composition et d’écriture assez long ! Avant de choisir les cinq morceaux de l’EP, nous avons enregistré des maquettes que nous avons, par la suite, présentées à notre collaborateur/producteur Stan Neff. Avec lui, nous avons sélectionné cinq chansons que nous avons re-travaillées avant de les enregistrer en live au Studio Saint Germain.

Raphaël : Nous n’avons rien envisagé du tout ; nous avons juste fait de la musique, nous avons composé des morceaux sans nous poser de questions.

  • On y distingue également de nombreuses couleurs mélodiques, comme une rencontre entre deux cultures. En quoi vos origines différentes ont-elles été importantes lors de la composition de l’EP ?

Raphaël : Notre origine australienne nous a poussés à écrire en anglais, mais cela a été, finalement, assez naturel. On ne se sent pas d’écrire et de chanter en français pour l’instant.

  • Vos clips sont toujours très soignés, à l’image de celui qui accompagne « Rising Tide ». Quelle importance accordez-vous à l’illustration visuelle de vos chansons ?

Tristan : C’est important d’avoir une image qui colle à notre musique, que la chanson soit mise en valeur avec le bon réalisateur et une interprétation qui nous plaît !

Raphaël : C’est super important, les clips ! Les gens écoutent avec « leurs yeux » ; je crois que tout est dit…

  • On peut d’ailleurs y déceler des atmosphères proches du psychédélisme, ce qui fait écho à la musique que vous interprétez et permet d’en avoir une autre lecture. Est-ce un style que vous auriez aimé explorer lors de la création de l’EP, ou que vous voudriez expérimenter par la suite ?

Tristan et Raphaël : « On The Moon » semble déjà emprunter ce style psychédélique, et il est très probable que nous continuions à explorer cet atmosphère dans notre deuxième EP, tout en apportant notre touche d’originalité.

  • Pour votre nouvelle vidéo, vous avez donc choisi « On The Moon », le dernier titre de l’EP et certainement celui qui se démarque le plus des autres, car résumant toutes vos inspirations et ambitions. Comment s’est fait ce choix ?

Tristan et Raphaël : C’est Emmanuelle Hauguel (photographe et amie de longue date) qui nous a proposé de réaliser un clip pour ce morceau. C’est sa première réalisation de clip, et nous sommes très contents du résultat !

  • Le clip lui-même est terriblement envoûtant et se focalise surtout sur les visages, leurs déformations et les couleurs qui les mettent en valeur. Quelles étaient vos exigences vis-à-vis de la vidéo, et quelles recommandations avez-vous faites à la réalisatrice Emmanuelle Hauguel ?

Tristan et Raphaël : On a laissé carte blanche à Emmanuelle ! Une première monture du clip en noir et blanc nous semblait un peu éloignée de l’univers visuel que nous attendions pour ce morceau. Nous avons donc fait appel à Nathan Almeras pour rajouter des couleurs et saturer l’image !

  • Comment parvenez-vous à retranscrire la complexité de vos titres sur scène ? Comment vivez-vous le fait de jouer live, et quelle importance cela a-t-il pour vous ?

Tristan et Raphaël : Sur scène, cela fait un an que nous tournons avec deux musiciens talentueux (Robin Betelu à la batterie et Rémi Drouillard au clavier) et, parfois, en guest (Mathyas VJ au violoncelle). Nous aimons beaucoup jouer en live, mais nous aimons encore plus le processus de création d’ une chanson, la composition et l’écriture, l’étape d’enregistrement.

  • Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

Tristan et Raphaël : L’enregistrement d’un deuxième EP et signer avec un tourneur !


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