[Entourage #17] Florian Hernandez (Ninety’s Story)

Fin novembre, le groupe électro-pop niçois Ninety’s Story, formé par Guillaume Adamo au chant et aux claviers et Florian Hernandez à la guitare et aux chœurs, revenait aux affaires sérieuses avec l’EP « Kikuyu », un troisième court-format à la production léchée et aux singles affûtés pour éveiller les corps à la nuit à l’instar de l’irrésistible et envoûtant « Don’t Mind Me ». Après vous avoir dévoilé en avant-première le clip éponyme de ce troisième EP, nous avons proposé à Florian de nous parler des rencontres musicales marquantes et des amitiés qui comptent pour lui et son acolyte.

crédit : Alcibiade Cohen

Archive

À la base, Archive est un groupe dont on est fan avec Guillaume. Un jour, on a reçu un coup de téléphone qui nous donnait l’opportunité de les suivre sur deux dates de leur tournée française, on a tout de suite accepté bien sûr ! Ces premières parties étaient complètement différentes des autres, car généralement lorsqu’on partage la scène avec des personnalités importantes, chacun est enfermé dans sa loge jusqu’au soir. Mais cette fois, les gars sont venus écouter notre live et on a passé deux soirées incroyables ensemble, à boire du vin et discuter musique, natation et bonne bouffe. Depuis, on se donne régulièrement des nouvelles.


Lionnel Buzac

Lionnel est le réalisateur avec qui on a travaillé sur les quatre titres de l’EP. On s’est rencontré en novembre 2016 et je le connaissais uniquement grâce à la réputation qu’il s’était fondée avec le groupe SOMA. C’était à l’époque où on avait passé pas mal de temps à composer avec Guillaume et où on cherchait un producteur qui allait pouvoir enregistrer et donner une direction à tout ça. Dès les premières heures de travail, le courant est bien passé et on a décidé de produire tout le disque ensemble. C’est très agréable de travailler avec lui, car c’est un vrai bosseur, il nous est arrivé de finir des sessions à quatre heures du matin, et le type était en place à neuf heures le lendemain. Il ne lâche pas la console tant que l’inspiration est là ! Mais je dois avouer qu’on relâchait quand même la pression en se rendant fréquemment au Burger King d’Istres. On a, par la suite, continué de collaborer en enregistrant une session live filmée au studio Coxinhell.


Ruby Cube

Maintenant, c’est à mon tour de raconter notre rencontre avec les Ruby Cube ! Je les ai découverts sur internet et leur musique m’a séduit ; je les ai donc contactés pour partager une date. On s’est rencontré à Toulouse et c’était un peu comme un coup de foudre, c’est comme si on avait trouvé nos alter ego toulousains. On a joué à la Dynamo à l’occasion de la release party de leur clip “Lobster and Cherries“, et le public était bouillant comme nous tous ! Depuis, dès qu’on se trouve dans la même ville, on ne loupe jamais une occasion de se voir et de déguster un Chawarma comme dirait l’ami Sam.


C is for Noir

C is for Noir est un groupe également originaire de Nice. C’est un duo constitué du producteur Hugo Maillet que l’on a rencontré alors qu’il était encore bassiste des Magnets, c’est ce genre de gars que tu vois une fois et que t’as envie de rappeler le lendemain, et de la très talentueuse Chloé Deperne que l’on a rencontrée au Conservatoire de Nice lors de nos études. Ces deux-là forment un très beau duo proposant de l’électro-pop assez sombre. Si tu as envie de te défouler sur la piste, eh bien moi comme Guillaume te conseilleront d’aller les voir en live ! Ils sont en ce moment basés sur Bruxelles comme nous, ce qui fait qu’on partage souvent la scène en Belgique et qu’on enchaîne un nombre colossal de parties de Monopoly.


Hyphen Hyphen

Le guitariste des Hyphen Hyphen est le frère de Guillaume, on se connaît donc depuis notre plus jeune âge. Alors qu’on n’avait même pas encore l’âge de sortir en ville, on suivait leur parcours avec admiration, et c’est en partie grâce à eux qu’on a eu envie de créer notre propre projet. Dès leurs débuts, ils ont été une source de motivation pour nous, et leur réussite et cette envie de se surpasser n’a pu que nous tirer vers le haut. Lorsque Ninety’s Story est devenu un projet concret, on a commencé à partager quelques scènes avec eux, et au-delà de ça ils ont toujours de bons conseils à nous donner sur nos nouvelles prods et même sur nos lives !

Tournée au studio Coxinhell, la session live de « Kikuyu », nous prouve qu’on ne nous avait pas raconté de salades sur la capacité du duo niçois à porter en live ses compositions indie pop fraîches et ingénieuses. Rejoints à la basse par Lionnel Buzac, Félix Joveniaux à la batterie et Loan Boulat aux claviers et à la trompette, Guillaume et Florian signent un titre entêtant et intemporel, qui donne envie de troquer sans plus attendre les moufles et le bonnet contre la casquette et la chemise à fleurs. Chez nous, on appelle ça le talent !


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rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques

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