[Entourage #5] Axel Desgrouas (Metro Verlaine)

Guitariste et jeune écrivain, Axel Desgrouas est un amoureux des belles proses en français dans le texte, à la plume incisive, romantique et nourrie de l’imagerie sinon de la culture pop anglo-saxonne. Il est le fondateur du groupe Metro Verlaine au côté de Raphaëlle, la chanteuse. À quelques jours de son concert aux Bars en Trans le vendredi 8 décembre au Penny Lane Pub, un an tout juste après les Trans Musicales, le musicien normand partage avec nous cinq anecdotes aux côtés de musiciens que seule la Manche sépare.

crédit : Vincent Connétable

Crocodiles

On a rencontré les Crocodiles en septembre 2015 lors du festival Rock in The Barn. On était au premier rang pendant leur concert et on a fait un after ensemble assez mémorable… On est resté en contact avec Charles, le guitariste, et quand l’envie de faire l’album s’est précisée, on l’a contacté pour qu’il nous produise. Il est venu plusieurs fois à Évreux et on est vraiment devenu des amis proches. Je lui envoie la plupart de mes nouvelles maquettes pour avoir son avis et j’ai écouté les démos du prochain album de Crocodiles avec lui il y a quelques semaines. En plus, on supporte le même club de football, le grand Manchester United : il m’a emmené à Old Trafford en décembre dernier pour voir un match tous les deux…


Grand Blanc

La première fois qu’on a croisé Grand Blanc, c’était au CAC Georges Brassens à Mantes-la-Jolie. On ouvrait pour eux et on partageait la même loge. On a découvert des gens hyper attachants, avec qui on pouvait autant parler musique que football. On était bénévoles au festival le Rock dans tous ses États, à Évreux. Je crois qu’ils gardent un souvenir mitigé de nos bouteilles de calva…


Deaflovers

Les Deaflovers sont venus jouer à Évreux pour le festival off du Rock Dans Tous Ses États. Ils étaient censés ouvrir pour un groupe parisien qui n’a pas pu se déplacer au dernier moment. On les a remplacés au pied levé et on a pris une sacrée claque à l’écoute de leur set. On partage la même vision de la musique et on aime les mêmes groupes. Ils me rappellent un peu Raphaëlle et moi quand on était que deux dans Metro Verlaine.


You Said Strange

C’est avec ce groupe qu’on a vécu le plus de choses. Ils nous ont soutenus dès le début de groupe, en nous faisant jouer à Rock In The Barn, le festival de Martin, le bassiste. Joe et moi les avons suivis à Londres lorsqu’ils sont partis enregistrer leur second EP là-bas. On a fait les 400 coups ensemble, on s’est même battus à la sortie d’un concert où on partageait la scène à Rennes. Ce soir-là, on était un peu comme une famille. Leur premier album ne devrait pas tarder à sortir et j’ai hâte de l’écouter.


Jingo

Jingo, c’est un groupe londonien avec qui on fait des échanges depuis déjà quelque temps. On les a accueillis plusieurs fois chez nous et on a passé pas mal de bons moments dans le squat où ils habitaient à Cable Street. Si tout se passe bien, on devrait se revoir à Londres au mois de mai prochain, pour un festival à l’ouest de la ville, l’occasion de leur donner encore une leçon de pétanque et de pastis.

Il y a chez Metro Verlaine comme l’odeur des vieux pavés, des murs de briques des cités ouvrières et des ciels d’averses. Un rock brûlant, sensuel et autoritaire qui à l’instar du single « Manchester » s’impose avec une implacable fermeté. C’est le premier extrait de « Cut Up », leur album à découvrir en primeur sur scène ce vendredi au Penny Lane Pub à l’occasion des Bars en Trans. À ne surtout pas manquer !


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rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques

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