Menu

[EP] DeLaurentis – Big Part Of A Big Sun

Continuant à explorer sans relâche les capacités humaines et émotionnelles de son art, DeLaurentis se transforme sous nos yeux en reine sensible et généreuse, offrant à nos esprits un réconfort, une écoute et une confiance sans commune mesure. « Big Part Of A Big Sun » nous invite à traverser les années-lumière et à filer, comme de brûlantes météorites, vers l’astre salvateur, dans une atmosphère où chaque mélodie est une respiration avant l’explosion sensorielle.

crédit : Dominique Gau

De dos, elle s’avance vers la lumière. De DeLaurentis, on ne verra que la silhouette sur la pochette de son nouvel EP, « Big Part Of A Big Sun » ; comme un papillon attiré par l’incandescence ou, plutôt, vers une vie nouvelle, une existence libre et éclairée. Ainsi tournée vers l’avenir, tout en contemplant la nostalgie de lieux perdus géographiquement mais spirituellement immortels, la compositrice nous prouve qu’elle n’a de cesse d’explorer de nouvelles voies, des formes inédites pour apprivoiser ses harmonies et son inventivité musicale. Ses deux efforts précédents nous avaient déjà laissés exsangues, dans un état de fascination et de mélancolie aussi séducteur que cathartique. Ici, elle fait de nous les acteurs, et non plus les simples témoins, d’un changement, d’un bouleversement sensoriel de tous les instants ; car ces cinq chansons sont le fruit de visions et de rêves devenus réalité, pierres scintillantes d’un courant spatial que l’on contemple et admire.

Un voyage sous forme de découverte et de renaissance, tandis qu’apparaissent comme une évidence les cordes de Mathilde Vrech sur « A Big Part Of A Big Sun ». Car leur place paraissait d’ores et déjà essentielle dans le processus de création de DeLaurentis, complétant à la perfection ses performances vocales – outil central de la brillante construction de chaque chanson et démultiplié à son paroxysme tout au long de l’écoute, devenant ainsi la racine sur laquelle tous les arrangements se devront de reposer -, qu’il s’agisse du canon originel ou des chœurs angéliques et immaculés se lovant contre violons et altos dans une osmose éclatante, portés par un rythme à la fois tribal et intense, avant que le clavier et les paroles tendres et visionnaires de « Sky Mirror » ne nous laissent entrevoir le monde comme si nous le survolions. Une quête de l’introspection et de la nostalgie, d’une importance capitale, qui berce les accords de « The Last House On The Street », cette structure à la fois matérielle et mentale que l’on ne pourra jamais oublier et qui représente l’enfance, l’innocence et la pureté ; impressions qui demeurent vibrantes et capitales dans les peintures sonores de la musicienne. De même, « I Believe », prière autant que vocation, est une impulsion pop précieuse au sein de laquelle l’affirmation de soi renforce le noyau de ce qu’il reste à vivre, entièrement, pleinement, malgré les hésitations et saccades de samples qui marquent autant les pas que les réflexions. Jusqu’à l’ultime voyage, « Last Call », admirablement évoqué par Julie Delaurenti dans un dialogue entre elle et son double instrumental et choral d’une beauté à couper le souffle.

Aux yeux de DeLaurentis, chacun de nous a son importance sur les routes de l’existence ; des repères, des pauses et rencontres qui font de « Big Part Of A Big Sun » une flamme grandissant et touchant les astres célestes, tout en emportant auprès d’elle nos cœurs, nos joies et nos regrets. Empli d’espoir, d’expérience et de bonheur, l’EP est une formidable aventure humaine, entre naissance et deuil ; un vœu qui se réalise, mais qui ne doit rien au hasard. On aimait DeLaurentis ; aujourd’hui, elle nous aime en retour et se dévoue pour nous permettre de sentir le sang couler dans nos veines, fulgurant et vivifiant. Un aller sans retour vers les plus beaux horizons, les plus ardentes galaxies, les plus purs paysages. « Have a safe flight »

crédit : Dominique Gau

« Big Part Of A Big Sun » de DeLaurentis est disponible depuis le 17 novembre 2017.

Retrouvez DeLaurentis sur :
Site officielFacebookTwitter