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[Clip] [Exclusivité] brome – Taurus makasi

Perturbateur endocrinien dérangeant autant nos esprits que nos corps, tout en faisant frémir nos peaux du fait de sa noire justesse, « Taurus makasi » de brome est une épreuve, un baptême du feu à la fois dérangeant et chargé de vérité.

crédit : Rosa Merk

Lorsque l’on pénètre dans les tumultueux premiers accords de « Taurus makasi », rien ne nous prépare cependant à l’expérience sensorielle qui va se jouer sous nos yeux et dans nos oreilles. Entre distorsion, martèlement et ambiance à la fois ésotérique et chamanique, le titre s’élance, tête la première, dans le vide, sans regarder un seul instant en arrière. Au fil d’une réalisation à la fois sobre et hypnotique, portée par les projections visuelles entre nature et mouvement de Vincent Moon, brome se livre, déclame tout en conservant la réserve nécessaire à son propos. Tourmenté et possédé, le court-métrage nous confronte aussi bien à la splendeur de paysages paradisiaques qu’à l’incantation mortuaire et masquée de notre propre extinction.

« Porter à nouveau la joie et la souffrance dans mes membres. » Ce paradoxe inévitable, cette attente pour ressentir et ne pas voir notre esprit périr dans les flammes de l’habitude. Exorcisme autant que catharsis, « Taurus makasi » est une prière, une invocation audacieuse ne ressemblant à rien de connu, mais dont les effets secondaires se font toujours sentir bien après ses ultimes sonorités. Un appel à la découverte, au lâcher-prise, à la quête existentielle de notre moi profond et étouffé par l’absence de repères d’un quotidien artificiel et mort.

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