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[LP] Dirty White Fever – … on the shores of San Salvador

Petit concentré de rock à l’état brut ayant oublié d’être idiot, « … on the shores of San Salvador » de Dirty White Fever pourrait largement être considéré comme une bénédiction, tant son discours acéré et dynamique nous pénètre par tous les pores de la peau et nous fait frémir de plaisir et d’extase, tout en laissant la transpiration couler le long de nos visages et de nos corps. Une belle claque sonore où la mélodie n’est jamais étouffée, mais portée par des riffs et rythmes frénétiques et démentiels. Du grand art, aussi sale que lumineux.

On ne peut pas dire que Brighton soit une ville réputée pour son énergie communicative ; et il était grand temps que ça change, étant donnée la torpeur dans laquelle la cité anglaise semblait se complaire. Éveil des sens et des pulsions animales, « …. on the shores of San Salvador » de Dirty White Fever va rapidement remettre les pendules à l’heure, et pour cause : l’énergie déployée par le duo force le respect, alliant guitares tranchantes, chant écorché et batteries profondes et pesantes, le tout dans une alternance extatique de moments lents et d’accélérations fabuleuses, chevauchées fantastiques vers l’Enfer et ses plaisirs interdits. Autant dire que l’on accepte volontiers de se prendre le mur en pleine figure ; voire de manger les briques, sans pouvoir se contrôler !

Il y a de tout, chez Dirty White Fever : du rock sans limites, du blues, du noise, le tout à l’abri de l’indigestion. D’une entrée en matière bruitiste et diabolique dont l’impact est fulgurant et parcourt tous nos membres (« Shallow Borders ») à des passages au cœur desquels l’ambition se fait plus intime, sans pour autant omettre une expression implacable et sans concession (« From City to Exile » ou l’étonnant et sensuel « Love the Ocean »), Leon Holder et Dominic Knight se font un monstrueux plaisir en dépassant les genres et en s’accaparant des lignes harmoniques où l’orage gronde sans jamais assourdir. Pour preuve, la remarquable folie contagieuse du mémorable « Stank Rose », alliée plus loin à celle de « Pariah », ne laisse en rien préméditer le diptyque final « Prism » / « Thank You », gueule de bois alors que le jour se lève et que l’on sait très bien que l’orgie reprendra à la tombée de la nuit.

« … on the shores of San Salvador » nous colle aux muscles et aux torses, chemises trempées et étoiles plein le cerveau. La claque parfaite pour s’éveiller d’une torpeur quotidienne bien trop encombrante, qui offre mille possibilités afin d’exorciser la cruauté du pessimisme ambiant et de la passivité humaine que l’on croise à chaque coin de rue. On a envie de hurler, de se révolter, de sentir nos membres craquer, de se savoir exister ; et l’on a ici, sans nul doute, trouvé la formule idéale pour parvenir à nos fins. Et, bon sang, que c’est bon !

À découvrir sur scène pour un show qui promet d’être maléfique, avec huit dates françaises : le 20 octobre à Lille, au Biplan ; le 21 octobre à Paris, à la Mécanique Ondulatoire ; le 22 octobre à Cachan, au Track’n’Art ; le 24 octobre à Bourges, au Bar St Bonnet ; le 25 octobre à Nevers, à La Taverne ; le 26 octobre à Lyon, au Kraspek Myzik ; le 27 octobre à Clermont-Ferrand, au Raymond Bar ; et le 28 octobre à Nancy, au House Party !

« … on the shores of San Salvador » de Dirty White Fever est disponible depuis le 21 juillet 2017 chez Roadkill Records.

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