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[Live] Dour 2017, jour 4

Ego trip et mises en scène magistrales sont de mise en ce quatrième jour du Dour Festival ! Retour sur les prestations les plus impressionnantes, Lomepal et Die Antwoord en tête.

Lomepal – crédit : Alice Tabernat

Agir avec plus de soin qu’un cancéreux, avec plus de cran qu’une ceinture et avec plus d’adresse qu’un boulevard ? Ce ne sont que les balances et déjà Lomepal loue ses propres mérites. Né pour rester assis sur un trône, c’est pourtant bondissant que l’auteur de « Flip » entre en scène accompagné de son backeur. Les invités se succèdent, de Keroué (moitié de Fixpen Sill) aux potes venus danser, sans oublier Roméo Elvis.

D’abord présent pour le duo « Billet », la tête montante du rap belge reste faire les backs sur quelques autres morceaux. Sa voix grave et feutrée embellit « Pommade » et « 70 ». Lomepal, ce clown blanc est accueilli tel le Messie, nous rappelant le Johnny Rocket de la veille. Le sale gosse cynique et égocentrique du rap français réjouit les foules qui le couronne, littéralement, mais sous son aura sacrée, le monarque nous apparaît désenchanté. L’égoïsme serait-il le mal du siècle ?

Guitares pop, mélodies aiguës et printanières, Kevin Morby tire son épingle de la programmation. Le poète américain ouvre une parenthèse paisible dans l’agitation de cette journée, la plus importante de l’édition. Le songwriter, auteur du brillant « City Music », a la faculté de conter dans la plus grande douceur des fables d’une profonde gravité, et si les paroles semblent parfois d’une simplicité détonante, elles n’ont décidément rien d’innocentes. Un moment privilégié.

crédit : Alice Tabernat

Place ensuite à Phoenix. Des miroirs sont placés de telle sorte à créer l’illusion d’une scène plus grande. Elles permettent d’intensifier la luminosité des néons au sol et font échos au clip de « J-Boy », premier morceau interprété ce soir. Les succès « Trying to be Cool » et « Liztomania » suivent mais la pluie nous dissuade de nous attarder.

C’est sans regret que nous rentrons nous abriter avant de revenir à la Last Arena pour acclamer Ninja et Yolandi aka Die Antwoord. Fidèles à eux-mêmes, les Sud-Africains délivrent un show millimétré et violent où l’étrange, le morbide et la débauche sont sublimés. Les pogos sont d’une intensité rare et les festivaliers connaissent les moindres paroles sur le bout de la langue. Confettis, danseuses et costumes parent ce spectacle aussi déjanté et trash que l’imagerie véhiculée dans les clips du duo. Le rappel s’achève par l’incontournable « Ninja », avec l’enfant couple pour compléter la photo de famille.

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