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[Focus] La Route du Rock – collection été 2017

Cette collection été 2017 de la Route du Rock sent le grand cru ! Non pas que l’édition de l’année passée ait été foncièrement décevante, mais l’absence de quelques grandes têtes d’affiche fédératrices avait tout de même fait grincer quelques dents et soupirer les responsables de la billetterie… À l’affiche du Port Saint-Père, donc, du 17 au 20 août prochain, une programmation à la fois riche, exigeante et variée, faisant autant la part belle aux valeurs montantes de la scène indé qu’aux artistes un peu plus « installés », qu’ils soient rock, pop ou électro.

Article écrit par Maxime Antoine et Sébastien Michaud

Et comme chaque année, le festival a droit à son « tour de chauffe », avec une première soirée de programmée le jeudi 17 août, à la salle de la Nouvelle Vague de Saint Malo. Au menu : la pop sophistiquée et un poil psychédélique d’Andy Shauf, le pop-rock inclassable aux relents d’electronica d’Alex Cameron et le rock vintage délicieusement ensoleillé des Californiens d’Allah-Las… Bref, de quoi ouvrir largement l’appétit !

Ce n’est pas faire injure aux artistes programmés les samedi et dimanche que de dire que la soirée de vendredi présente peut-être la plus belle programmation des trois jours… THE tête d’affiche du festival, c’est bien sûr PJ Harvey, accompagnée de ses nombreux musiciens, pour une sélection de morceaux de son complexe et dernier album en date, « The Hope Six Demolition Project » (même si l’on espère aussi quelques classiques de son répertoire… « Good Fortune », pleeease !). Pour les nostalgiques de la scène électronique des années 90, DJ Shadow offrira sans nul doute un singulier voyage dans le temps, alors que la techno malsaine d’Helena Hauff, elle, donnera certainement le sourire aux adeptes d’un son plus contemporain. Côté purement rock, on attend de pied ferme les showmen de Thee Oh Sees, emmenés par l’increvable John Dwyer et deux batteurs époustouflants, le punk jouissif de Idles, le revival shoegaze de Froth, les très rares en France, Car Seat Headrest, auteurs de compositions aussi épiques qu’ambitieuses, ainsi que les fous furieux de Foxygen, auteur d’un dernier album déroutant, « Hang », truffé d’orchestrations baroques « bigger than life »…

Samedi, Samuel Herring se fera fort de propulser les fans de Future Islands dans une sorte de transe new wave dont lui seul a le secret. Les ultra rétro-psyché Temples, eux, s’occuperont de la partie costumes et coupes de cheveux, sans pour autant oublier que ce sont avant tout les grands morceaux qui font les grands groupes. Tout comme eux, les New-Yorkais de Parquet Courts referont leur apparition au festival, pour défendre les titres de leur très velvetien « Human Performance ». Plus foutraques, mais tout aussi géniaux, les Black Lips et leur  garage punk hargneux prouveront comme à leur habitude leur capacité à transformer n’importe quelle fosse en un pandémonium absolu. D’humeur plus « down », les Écossais d’Arab Strap viendront confirmer que leur reformation l’an passé a tout d’un retour gagnant. Du post-punk noisy également avec les Anglais de Cold Pumas, que l’on imagine très fiers de figurer sur la même affiche que les Jesus And Mary Chain… Car oui messieurs dames, les frères Reid, parrains légendaires du rock shoegage et ténors du refrain pop sur fond d’amplis poussés à 10 sont de retour aux affaires ! S’il vous reste encore un peu d’oreilles et de force après tout cela (bravo !), les Belges de Soulwax tenteront de transformer le Fort Saint-Père en danceflooor géant.

Le dimanche, enfin, s’annonce plus contrasté, mais tout aussi alléchant, marqué par la désinvolture légèrement mélancolique de Mac DeMarco, le romantisme boudeur et abrasif d’Angel Olsen, la techno méditative de Tale of Us, mais aussi les excentricités électriques de Ty Segall et de sa bande de frappadingues… Un adjectif qui pourrait aussi bien d’ailleurs s’accoler à The Moonlandingz, formé par plusieurs membres de The Fat White Family (vous saisissez mieux du coup ?). Bien agités aussi sur scène, les jeunots de YAK, viendront déclarer leur flamme stoogiene aux amateurs de rock garage bordélique. Pas de psyché ce soir ? Eh bien si, rassurez-vous, et il prendra des airs folk avec les Londoniens de The Proper Ornaments. Enfin comment ne pas saliver à l’avance du grand retour à St Malo d’Interpol ? Le gang de Paul Banks a décidé d’offrir aux festivaliers l’intégralité de leur désormais mythique « Turn On The Bright Lights », paru en 2001 et responsable d’orgasmes à répétition chez les fans de Joy Division…

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