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[Focus] Les Nuits Électro de Scopitone 2017

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vendredi 22 septembre 2017 (1/3)

La grande messe des cultures électroniques et des arts numériques donne une fois de plus rendez-vous à ses aficionados du 20 au 24 septembre 2017 à Nantes. Scopitone rempile pour une seizième édition, en proposant une recette forte de son succès avec installations, performances, workshops, tables rondes, lives et DJ sets. Des ingrédients qui suggèrent des déambulations culturelles de qualité, avec leur lot de surprises et de nouveautés, en plein cœur de la Cité des Ducs. Plein phare sur une programmation musicale riche de sens et fidèle à la notoriété du festival nantais, qui semble définitivement ancrée dans le paysage de la culture électronique internationale. Au menu notamment, deux nuits placées sous le haut patronat de sonorités technoïdes tantôt mélodieuses et douces, tantôt torrides et dansantes, tantôt hypnotiques et acides ! Ça tombe bien : ce sont de ces soirées du vendredi 22 et samedi 23 septembre que nous allons parler !

Vendredi 22 septembre 2017 : Recondite, Motor City Drum Ensemble, Floating Points et Michael Mayer

La première nuit électro se distingue par un enchaînement de virtuoses, maîtrisant chacun un pan du spectre des musiques électroniques. Un gars comme Lorenz Brunner, aka Recondite, par exemple, attire les regards par la sensibilité et la texture de ses tonalités. Celui qui a grandi non loin de la forêt de Bavaria en Allemagne s’est forgé une certaine appétence pour le minimalisme et la mélancolie. Loin des sonorités industrielles de Berlin, sa techno exigeante revendique une atmosphère lyrique et complexe.

crédit : Shai Levy

La seconde personnalité allemande de la soirée peut être considérée comme l’archéologue du vinyle. Réputé pour ses qualités de « digger », Danilo Pesslow, aka Motor City Drum Ensemble, maîtrise l’art de redonner une couleur, une dorure à une pépite poussiéreuse d’un autre temps et en fait une passion : « Il y a tellement de meilleurs DJs que moi quand il s’agit de ce qui est moderne. Je veux juste faire ce que j’aime vraiment, c’est-à-dire chercher des vinyles », déclare le natif de Schwäbisch Gmünd. Des sonorités tantôt industrielles, tantôt jazzy, en passant par des percussions africaines parfois aux antipodes et qui entrent dans une symbiose définitivement dansante, une fois entre les mains de Mr Plessow.

La finesse des invités en cette première nuit électro du festival ne s’arrête pas là. Qui a dit qu’un esprit cartésien était incompatible avec une créativité débordante ? Pas Sam Shepherd en tout cas. Ce docteur en neurosciences porte le projet Floating Points depuis dix ans et vient de sortir l’album « Reflections » enregistré dans le désert de Mojave, dans le sud de la Californie. Adepte de proximités inhabituelles ou personnalité musicale exigeante ? L’un sans l’autre est inconcevable chez l’ambitieux compositeur anglais. Dans la lignée de son ami Four Tet, Sam Shepherd puise une profonde inspiration dans les musiques du monde, tous styles confondus, puis l’injecte dans ses machines pour en extraire scientifiquement des pépites. Sur cette performance live, Floating Points s’appuiera sur une formation instrumentale talentueuse pour propulser le génie de Shepherd sur des sonorités électroniques expérimentales.

Retour en Allemagne pour évoquer notre quatrième invité d’un soir. DJ, producteur, remixeur de génie, Michael Mayer est le « touche à tout » et ambassadeur de la musique électronique allemande.  S’il est le co-créateur de l’incontournable et prolifique label Kompakt (Agoria, Gui Boratto, Danny Daze, Dominik Eurzberg, Kölsch…), Michael Mayer aka « Supermayer » se détachera de cette étiquette lors de cette soirée pour nous livrer une prestation intime dont il a le secret.

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