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[Interview] The Strypes

Note for our readers : for the ENGLISH LANGUAGE VERSION of the interview, CLICK HERE.

En pleine tournée pour défendre son nouvel opus « Spitting Image », le plus bouillant des quatuors de Cavan répond à nos quelques questions. Entretien avec The Strypes.

  • Vous apparaissez sur la couverture de votre premier album et sur celle du dernier. Leurs titres font chacun référence à la photographie ; vouliez-vous dresser une sorte d’analogie, ou est-ce absolument involontaire ?

« Spitting Image » a moins de rapport avec la photographie qu’avec « Er » (« Urgences » en France), une série située dans les 80’s. C’était plus, comme la plupart des titres d’albums, une phrase dont on aimait le son ; on a pensé que ça avait un timbre adapté. Donc, oui, c’est fortement involontaire. Nous avons juste aimé le son. Elvis Costello a failli avoir un album intitulé « Spitting Image », mais finalement non, donc on l’a utilisé.

  • C’est sans doute tiré par les cheveux, mais est-ce que le nom « Spitting Image » signifie que votre nouvel album est plus personnel, proche de vos propres histoires, sentiments et affinités ?

Non, une fois de plus, le titre de l’album était celui qui était pressenti depuis un certain temps, nous l’avons trouvé cool. Il n’y avait rien de profond, vous savez rattacher le titre aux sujets des chansons. Les chansons elles-mêmes sont probablement plus liées à nos propres environnements, et ce genre de choses. Le titre était juste cool, il n’y a rien de vraiment profond derrière.

  • Vos albums précédents étaient très rythmés tandis que « Spitting Image » semble plus lent, nous pouvons d’ailleurs remarquer l’apparition d’une guitare acoustique ; pourquoi ces choix ?

Je suppose que c’est un tout, un genre de choses subjectives et d’opinions. Je pense que ça reste un album vif, dans le sens où il y a pas mal de morceaux urgents, et je pense que le jeu est assez explosif (« en plein dans ta tête ») parce que nous étions dans un état d’esprit où l’on faisait ce qui nous plaisait en studio avec toujours le même producteur. Il nous a vraiment laissés nous détacher, et le jeu est très naturel, comme si nous voulions jouer ces chansons quoi qu’il arrive. Donc, peut-être que cette notion vient de la variété et de la composition des morceaux ; il y a différentes sensations et différents tempos à travers cet album. Un titre comme « Great Expectation » varie peut-être de ce que nous avons fait précédemment ; mais, une fois de plus, c’est une progression logique pour nous, parce que ça reste fortement influencé par des choses qui nous attiraient déjà auparavant. Je veux dire que nous n’avons fait que des choix naturels et dans cette même veine.

  • Un clavier, un saxophone et des maracas sont aussi présents sur cet album ; pourquoi vouliez-vous introduire de nouveaux instruments sur celui-ci ?

C’est juste que nous avions plus de liberté dans le travail que nous souhaitions réaliser en studio. Je veux dire, nous avons toujours eu des maracas dans nos chansons, et nous avons toujours voulu mettre un saxophone et des trompettes ou d’autres instruments sur quelques morceaux, mais nous n’en avons pas eu la chance plus tôt.

  • Le début de « Oh Cruel World » rappelle quelque peu celui de « Status Update », avec cette batterie lourde puis un harmonica aiguisé et, bien sûr, une atmosphère chaude. Commenciez-vous à flirter avec les sonorités de votre nouvel album sur « Little Victories » ? Est-ce que « Spitting Image » s’inscrit dans l’évolution de « Little Victories » ?

Eh bien, enfin ces douze derniers mois, nous avons voulu composer une chanson avec un beat Bo Diddley. On trouve que beaucoup d’albums souffrent de ne pas avoir un beat Bo Diddley. Ces chansons rendent toujours très bien en live et, je pense, permettent d’affirmer votre force musical, vos « muscles musicaux ». Nous avons dû réduire cette chanson, qui était une longue jam session, pour ne conserver que le strict minimum, et elle dure malgré tout à peu près cinq minutes. Mais c’était vraiment une très bonne chanson. C’est une chanson avec laquelle on se sent toujours bien quand on l’interprète, parce que nous avons l’habitude de jouer des morceaux Bo Diddley et on sait que l’on peut gérer ça en jam, tu vois ?

  • On retrouve deux univers sur cet album. D’un côté, l’un est vraiment moite, blues, à l’instar de « Garden Of Eden » ; d’un autre, certains morceaux sonnent un peu 80’s et rappellent The Smiths, The Cure comme « Consequence » ou « Grin and Bear It », finalement quelque chose de très britannique. Est-ce que ce léger écart reflète ou incarne vos nombreuses inspirations ?

Je pense que c’est juste, euh, encore très distillé, comme un produit de toutes nos influences. Et je pense que le fait qu’il y ait deux camps d’écriture sur ce disque est vraiment bénéfique. Ce n’est plus unidimensionnel, ce n’est plus qu’une seule voix. Je crois que nous écoutions tous des musiques différentes à différents points de l’écriture, et alors nous avons par conséquent eu diverses influences. Je pense que ça a résulté aux Strypes sans sonner trop prétentieux, juste comme un groupe ; et je trouve que l’album a, en ça, une très bonne cohérence.

  • À l’écoute de « Mama Give Me Order », on peut songer au dernier album de Jack White (« Acoustic Recording »). Que pensez-vous de son travail ? Vous sentez-vous proches de ce qu’il fait ?

Oui, nous sommes tous de très grands fans de Jack White ! J’entends par là qu’il est probablement l’un des meilleurs bluesmen d’aujourd’hui, nous avons toujours adoré ce qu’il a fait. The White Stripes, ses albums solos bien sûr ; ses albums sont vraiment brillants, donc oui, nous sommes de très grands fans.

  • Qu’est ce qui est, selon vous, le plus excitant entre la scène et le studio ?

Ils offrent tous deux des expériences aux antipodes. La scène a toujours été le lieu le plus confortable, parce que, tu sais, quand nous avons commencé, nous voulions juste être un groupe de live et faire des concerts pour le fun. Donc, l’un de nos intérêts principaux reste de tourner et de jouer en live. L’énergie est très élevée sur scène : c’est absolu, complet, dès la première minute. C’est génial lorsque la fosse vous répond avec beaucoup de mosh et des gens à fond ; c’est une expérience formidable, vraiment. Il y a eu des concerts fantastiques où tu vois vraiment les gens s’éclater devant le groupe ; c’est un accomplissement. D’un autre côté, le studio est tout autant excitant si tu frappes en plein dans ton idée, ou si tu présentes une chanson complète, ou si tu travailles sur quelque chose et que tout le monde commence à travailler dessus aussi. Ça, c’est vraiment excitant. Il peut aussi y avoir des jours longs, mais je suis quelqu’un de très paresseux qui se fatigue facilement, donc c’est une bonne chose.

  • Pourquoi aimez-vous tant les clips tournés en studio ?

Je ne sais pas si tu parles de la vidéo de « Peace, Love et Understanding » ? Dans ce cas-là, nous avions juste besoin d’un clip pour le single et nous n’avions qu’une semaine ou deux pour le faire, donc nous l’avons tourné ce jour-là en studio.

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ENGLISH

  • You appear on the cover of your first and last album, both titles are linked to the photography ; did you want to make a sort of analogy or is it absolutely unintentional ?

The Strypes: Spitting Image is less to do with photography and more to do with, er, a programme set in the 80s. It was just, like most album titles, a phrase, we just like the sound, and thought it had a sort of nice metre and timbre to it. But yeah largely, mostly unintentional. So yeah, we just like the sound of it, Elvis Costello was gunna have an album called Spitting Image, but he didn’t, so we took it.

  • It’s probably far-fetched but does the name « Spitting Image » mean your new record is more personal, close to your own stories, feelings, tastes ?

No, again, the album title was one that was floating around for a while, and again we just thought it was a cool title. There wasn’t anything that deep going on in terms of, you know, attaching the title to anything about the songs. The songs themselves are probably more close to our own surroundings, and everything that’s been going on, but again the album title was just a cool album title and nothing deeper than that really.

  • Your previous albums were very rhythmic whereas « Spitting Image » seams slower, we can notice an acoustic guitar, which wasn’t present before; why did you make these choices ?

I suppose that’s all, kind of, quite a subjective thing, and the opinion of that were, I think it’s still a pretty snappy album, in that it has a lot of fairly urgent songs, and I think the playing is quite in your face, because we were really let do what we wanted to do in the studio with even the producer. He really kind of let us cut loose, and the playing is very natural, as we would play those songs anyway. So maybe that notion comes from maybe the variety and the composition of the songs, there are different feels and different tempos throughout the album. Tracks like Great Expectations maybe is something different from stuff that has come before, but again it’s a very logical progression for us really because it’s still very heavily influenced by stuff that we’re into. So I mean, it was all natural choices made in that sort of vein.

  • A keyboard, a saxophone and maracas are also present on this record ; why did you want to introduce new instruments on this album and not previously ?

Erm well, again, it’s just having more freedom to do what we want in the studio. I mean, we always had maracas in songs, and we’ve always wanted to put saxophone and trumpets or whatever on a few tracks, but we just never had the chance before.

  • The beginning of « Oh Cruel World » remember a bit the beginning of « Status Update », with a heavy drum and then a sharp harmonica and of course a hot atmosphere. Did you start flirting with the sonorities of your next album on « Little Victories » ? Is « Spitting Image » in the evolution of « Little Victories » ?

Er well we always like to make, well over the last 12 months, we’ve always done a song with a bo diddley beat, we feel like there’s a lot of albums that suffer from not having a bo diddley beat on them, and, those songs always go down very well live and they’re good songs to sort of flex your musical muscles on I suppose. We had to cut that song down, it was rather a long live jam, and had to sort of edit it down to the bare senses and it still ended up being about five minutes long, but no it was a really, really great song. It’s a song we always feel like we’re good at doing because we use to play an awful lot of bo diddley songs and we feel like we can manage that sort of jam in a way, you know.

  • We find of this album two worlds: on the one hand a side is very clammy, bluesy, with songs like « Garden of Eden »; on the other hand, some songs sound a bit 80’s, remember The Smiths, The Cure, like « Consequence » or « Grin and Bear It », eventually Something really British. Does this little discrepancy reflect or embody your numerous inspirations ?

I think it’s just, uh, again it’s, I suppose, er, a very distilled, er, you know product of all of our influences. And I think, you know, the fact that there’s been two writing camps on this record has really benefitted that, it’s not so one dimensional anymore, it’s not the one, sort of, voice. So, you know, I think, I suppose we were all listening to different tunes, you know, at different points of the writing, and we’re obviously influenced in different ways, but I think it all sort of comes out like The Strypes, without sounding too pretentious, it just comes out like a band, and I think the record has a nice sort of cohesiveness to it.

  • By listening « Mama Give Me Order » we can think of Jack White’s last album (« Acoustic Recordings »). What do you think about his work ? Do you feel close to what he does ?

Yeah, we’re all massive Jack White fans, I mean he’s probably the best person doing blues music, you know, currently, erm, yeah like we’ve always massive fans of everything he’s done. The White Stripes, his solo record as well, his records have been brilliant so yeah we’re massive fans.

  • What is, according to you, more exciting between the stage and the studio ?

Well they both offer two absolute polar opposite experiences really. The stage has always been where we’ve felt the most comfortable, er, because, you know, I mean we started out and the intention was just to be a live band and play gigs for fun, so it still really is our main function, really, to tour and to play, you know. It’s a very high energy stage show, really that we have, it’s fairly full on from the first minute. It’s great when you get a response from the crowd and there’s lots of kind of moshing and people really get into it, it’s an amazing experience, really. There’s been some fantastic gigs when you really see people enjoy themselves in front of the band, it’s very fulfilling. Erm, the studio on the other hand can be equally exciting if you hit on the vein of an idea or you come up with a track and you’re working on something and everyone starts getting into it, that’s really exciting as well. Erm, but then they can be quite long days, erm, but I am a very lazy person that tires easily so that’s good.

  • Why do you like that mini clips shot in studio ?

Not sure what that’s in reference to, but I’m guessing, if it’s the video for Peace, Love and Understanding, then it was just we needed a video for an single, and we had like a week or two to make it so we just made it that day when we were in the studio.

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