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[LP] [Exclusivité] When ‘Airy Met Fairy – Glow

Longtemps repoussé pour de nombreuses raisons mais porté à bras le corps et avec une passion sans faille par sa chef de file, « Glow » de When ‘Airy Met Fairy nous arrive enfin, objet ciselé et couverts de pierres précieuses douces et captivant notre regard avant de mieux engourdir nos sens et nos esprits dans une torpeur douce et confidentielle. On attendait un disque à part ; on tient là un opus bouleversant, œuvre d’art sentimentale, audacieuse et incomparable.

Au fil des mois, le mystère entourant la naissance de « Glow » s’était fait de plus en plus épais et oppressant ; en effet, il nous tardait tellement de pouvoir, enfin, découvrir ce que les inoubliables singles « Intoxicated » et « Sanctify You » promettaient d’intime et de réconfortant, quelque part entre une innocence retrouvée et une ouverture sur le monde pour y trouver sa beauté perdue et la transmettre à l’auditeur. Tant et si bien que l’on ne savait plus à quoi s’attendre avec cet objet qui, une fois frôlé, laisse dorénavant une marque indélébile sur nos âmes. En un peu plus de trente minutes, When ‘Airy Met Fairy, mené par la ténacité infaillible de Thorunn Egilsdottir, aurait pu n’être qu’un fouillis regorgeant de multiples idées, aussi bien visuelles que sonores, chacune d’elle représentant l’apport de tous les intervenants participant à ce projet artistique ouvert et attractif. Mais, au final, ces douze chansons tissent un fil ténu, ferme et fragile autour de nos membres, instruments acoustiques et électroniques se voyant réduits à leurs natures les plus concrètes et concises pour une errance représentative autant d’une quête initiatique que d’un bilan existentiel, le regard porté vers l’horizon et les jours à venir.

Humainement, « Glow » est un témoin de son temps, de ses désordres et de ses dérives, mais également l’observateur d’une nature intérieure et verdoyante qui brille dans les percussions éclatantes de « 123 Magic », les claquements de mains de « Daughter » ou la conversation personnelle de « Bones ». When ‘Airy Met Fairy, unissant les mots et les mélodies dans une singularité aussi dépouillée et directe que la caresse la plus imprévisible, apaise, adoucit, murmure. « Penniless », presque autobiographique, accueille des voix angéliques sur le chemin semé d’embûches de sa créatrice ; tandis que, plus loin, « Until Your Season Dries » nous met face à ces instants volés et définitivement perdus, mais qu’il ne faut en aucun cas regretter. L’instrumentation et sobre, pénétrante et expose un langage harmonique juste et précieux (sublime « Girl »), alors que la voix perlée de Thorunn fait battre nos cœurs toujours plus vite. Se mettant à découvert, s’exposant au regard de tous, elle finit par devenir l’ange qui nous sortira des ténèbres, la source lumineuse qui guidera nos pas hésitants et nous aidera à nous redresser, fiers et à jamais métamorphosés. Ainsi, l’éthéré « Carcass » et le constat magique et chargé d’espoir que dessine le formidable « When I’m Old » nous étreignent, nous saisissent, nous consument.

« Glow », brillance d’images immortalisées dans le temps et l’espace, trace les lignes mouvantes et émouvantes d’un disque fascinant, mais possédant surtout sa propre personnalité, son propre langage. Celui des pleurs et des rires, des instantanés existentiels qui font de nous les êtres que nous sommes mais sur lesquels nous ne portons pas assez souvent le regard ; alors que la magie est là, à portée de main.

« Glow » de When ‘Airy Met Fairy, sortie le 19 mai 2017 chez Believe Digital.

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