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[Flash #9] No Money Kids, The Buns, Robin Foster, Stand Wise et BIG Junior

Focus sur cinq belles sorties de ce début d’année dans le neuvième épisode de Flash, notre série de chroniques condensées, mais qui en disent beaucoup. Un nouveau volume dominé cette fois-ci par les duos de choc avec No Money Kids, The Buns et Stand Wise, sans oublier les belles nouveautés de l’Anglais Robin Foster et des Lyonnais BIG Junior. C’est parti pour votre mise à jour des groupes à suivre de près en 2017 !

[LP] No Money Kids – Hear the Silence

24 mars 2017 (Roy Music)

par Fred Lombard

Un an et demi après « I Don’t Trust You », premier album retentissant dopé à l’électro blues, le duo parisien No Money Kids formé par les inséparables Félix Matschulat et J.M. Pelatan reprend du service pour un second volet, « Hear The Silence », ambitieux et maîtrisé à l’image du précédent. En dix pistes et sans déborder des trente minutes réglementaires, la seconde mi-temps a goût de passion et d’aventure. Sans fausse note et sans perdre de temps, No Money Kids tape dans le mille en offrant dix pistes éclectiques et débordantes d’amour, en déclinant un univers musical qui n’appartient qu’à eux où les racines blues rock enjoués de Félix au chant et à la guitare ne font qu’un avec les machines pulsées de J.M. Résultat : des tubes en puissance que rien ne semble pouvoir arrêter telles des détonations dans le bayou de « Loaded Gun » à la dévotion de « My Love », en passant par le fonceur « Easy ». À l’instar des Nantais de KO KO MO, les duos rock français ont définitivement la côte et du talent à revendre. Il y a fort à parier que 2017 sera leur année !

[LP] The Buns – Out of Bounds

28 avril 2017 (Bellevue Music)

par Fred Lombard

Avec The Buns, 2017 sera également l’année des rockeuses françaises. Les Parisiennes Julie Gomel et Émilie Rambaud, formant un authentique combo guitare-batterie d’une redoutable efficacité et d’une complicité plus qu’opérante, déploient sur leur premier album, « Out of Bounds », une énergie folle sur des pistes fougueuses et instinctives aux refrains fonceurs et incitateurs. La recette est maîtrisée : avec beaucoup de peps et de sensualité, des mélodies addictives et une sacrée dose de fougue, d’espièglerie et d’audace, celles qui se surnomment Molly Jin et June Cooper, comme des pin-up héroïques, se font les résistantes du rock au féminin, prêtes à mener à la baguette et à la voix tous les hommes qui oseront se mettre en travers de leur route. Nul doute que comme nous, vous serez atteint du syndrome de « Stockholm » à l’écoute de ce premier album qui leur va à ravir.

[LP] Robin Foster – Empyrean

3 février 2017 (Membran / Queen Bee Music)

par Fred Lombard

Œuvre cinématographique sombre, incarnée et cathartique, « Empyrean », le quatrième album de Robin Foster est une épreuve autant qu’une aventure musicale nécessaire sinon vitale. Majoritairement instrumentale, mais sublimée par ses collaborations avec Ndidi O sur le fantomatique « Everlast » et Pamela Hute sur l’immersif « The Hardest Party », toutes deux impériales, l’œuvre brille par son intensité orchestrale aussi fort qu’elle s’attache à contenir ses démons comme en témoigne le captivant « Man on Fire ». C’est là toute la force de ce disque révélateur de forces insoupçonnées et de passions enfouies au fond de nos êtres d’âmes et de chairs.

[EP] Stand Wise – Galaxy 101

3 mars 2017 (Animal Records)

par Fred Lombard

2017, l’odyssée de l’androïde ? À écouter « Galaxy 101 », le second EP du duo électro-pop parisien Stand Wise, nous serions tentés d’y croire. Avec ses lourdes influences synth wave mêlées aux voix hardiment vocodées de Diego Ribes et Raphaël Bugeaud, l’univers est gravement installé. Moins aérien et diaphane que sur l’EP initial, « Hours », sorti un an et demi auparavant, « Galaxy 101 » vole vers des destinations plus incertaines, plus mystérieuses, plus insaisissables. Entre turbulences électroniques et ambitions robotiques, Stand Wise érige une œuvre à la constante brûlante et terrible, dont l’ombre aussi céleste que ténébreuse ne peut que nous faire craindre le futur proche et ses machines.

[EP] BIG Junior – Osiris

7 avril 2017 (Little Lions Records)

par Fred Lombard

Fiers défenseurs d’un genre musical qui n’appartient qu’à eux, la hip-wave ; vortex délirant à la rencontre du hip-hop, de l’électronique moderne et de l’indie rock, les Lyonnais de BIG Junior reviennent cette année avec un second EP, « Osiris », déchaîné et tempétueux. Quatre titres bien en place qui, autour du flow parfaitement ciselé et énoncé de Mathieu, impose la cadence soutenue de ses couplets et refrains gonflés à bloc de constructions polyrythmiques colorées et bouillonnantes. Jamais à court d’idées originales, BIG Junior stylise une esthétique musicale qui ébranle les frontières des genres pour offrir une vision résolument moderne et actuelle de la pop. Si sa musique n’en reste pas moins déconcertante au premier abord, la persévérance et l’entrain sincère de ce jeune quatuor devraient finir par payer.

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