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[Interview] Jazir

À la suite de la parution de son magnifique premier EP, « Endless Night », le 17 février dernier, beaucoup d’interrogations étaient encore en suspens concernant le compositeur parisien Jazir. Nous souhaitions, en effet, en apprendre plus sur la gestation de ce disque à part dans le paysage musical hexagonal, entre passion et dévotion à des sonorités électro et R’n’B délicieuses et savantes. Nous avons donc voulu en savoir plus en compagnie de cet artiste prometteur et inspiré, qui a bien voulu répondre aux questions qui nous brûlaient les lèvres.

crédit : Alice Morikawa

  • Bonjour et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! Tout d’abord, peux-tu nous parler de ton parcours musical, et des expériences qui t’ont amené à ce premier EP ?

Merci à vous, indiemusic ! Comme beaucoup d’ados, j’ai commencé la musique avec un groupe de potes quand j’étais au lycée. En arrivant sur Paris, j’ai commencé à explorer la musique électronique pendant plusieurs années et à travers plusieurs projets. Jazir est mon nouveau projet, sorti il y a quelques mois.

  • On sent, dès les premières mesures de « Endless Night », que tu te démarques d’un simple mélange électro et R’n’B. Comment travailles-tu tes samples en amont de tes compositions, et comment les imbriques-tu ensemble pour former les pistes finales ?

Je pense que, avant tout, ce sont les collaborateurs avec lesquels je travaille qui font ressortir le côté R’n’B grâce à leur voix sensuelle et envoûtante. À cela se rajoute ma vision de la musique électronique. Sachant que ces deux univers musicaux m’inspirent, c’est naturellement que l’assemblage des pistes se fait.

  • Le titre « Endless Night » présente deux facettes de ta personnalité musicale : à savoir, une très sensible et douce, et une autre beaucoup plus affirmée, notamment dans les beats et les glitches. Est-ce une double forme de langage dont tu as besoin quand tu crées ?

« Endless Night » représente effectivement deux personnalités, à l’image du clip. On a voulu jongler entre une approche sensible/aérienne et une autre, plus sauvage.

  • Le potentiel de « Beautiful » est immense, car unissant des éléments trip-hop et R’n’B rarement entendu. Comment as-tu envisagé la composition de ce titre en particulier, notamment les voix et ce synthé qui leur répond dans le refrain ?

La composition de « Beautiful » s’est faite via le même processus. On a particulièrement travaillé ce synthé, qui se rapproche d’une voix. Ensuite, c’est la voix de Jon Norris qui fait toute la différence ! (rires)

  • « Alright » ouvre ton univers vers des samples encore plus organiques et humains que sur les pistes précédentes, tout en étant certainement la piste la plus complexe, instrumentalement parlant. Est-ce l’orientation que tu te fixes pour tes prochaines productions, ou un essai que tu as voulu faire à un moment précis ?

« Alright » est tout simplement le résultat d’une collaboration avec le duo électro Ollow. Je ne pense pas que ce soit un essai. Effectivement, c’est le morceau qui sonne le plus « club »de l’EP, car il me semblait important de faire un clin d’œil à mes racines musicales.

  • Peux-tu nous parler de tes collaborations avec Majør, Jon Norris et Ollow ? Comment en es-tu venu à faire appel à eux pour poser leurs voix sur ta musique ?

Avant d’être des collaborations musicales, c’est surtout une bande d’amis proches avec lesquels on partage la même passion. À travers chaque association, il y a une empreinte commune, notre studio : Cellar Prod.

  • Le titre de ton EP, « Endless Night », est-il un aveu du temps que tu as passé à le composer, ou est-ce, comme le suggère la magnifique pochette qui l’accompagne, l’espoir d’une nuit passionnée et amoureuse ?

Sans hésiter la deuxième option ! (rires) « Endless Night », c’est avant tout un moment sensuel, intime.

  • À ce propos, tu allies parfaitement la sensualité de ta musique avec une forme beaucoup plus électronique, pour former un ensemble qui séduit mais fait également réfléchir activement l’auditeur. Est-ce un élément primordial de ton processus de création, qui te permet de dépasser tes propres limites ?

Non, pas forcément. Je pense juste que mon rôle est de véhiculer une émotion.

  • Tu fais partie du collectif Cellar ; quelle est ton rôle dans ce projet collaboratif, et comment envisages-tu votre action sur la scène musicale actuelle ?

Au-delà d’être un projet collaboratif, Cellar est avant tout une grande famille. Je dirais juste que je suis un de ses membres. On se concentre sur les dates qui arriventa. La prochaine sera la release party de Majør le 31 mars au Bus Palladium.

  • Parle-nous du clip magnifique qui accompagne le titre « Endless Night » ; comment a germé l’idée de cette chorégraphie totalement en phase avec ta musique et l’environnement mouvant dans lequel le danseur évolue ? Comment s’est déroulé le tournage, ainsi que ta collaboration avec Teddy Delcroix ?

Contrairement à une démarche classique, cette création trouve son originalité dans le fait que, cette fois-ci, c’est la musique qui est venue épouser l’image. Ça a été un réel plaisir de travailler avec Teddy Delcroix.

  • Envisages-tu, à ce sujet, de mettre en scène, seul ou accompagné, un prochain extrait de ton EP ?

Restez connectés et vous verrez ! (rires)

  • Comment s’est déroulée ta release party le 17 février dernier, et quel accueil te réserve le public, aussi bien quand tu es sur scène que selon les retours que tu as concernant l’EP lui-même ?

C’était vraiment bien ! C’était un moment important pour moi. Et même une partie du public connaissait les paroles de « Endless Night » !

  • Quels sont tes projets dans les mois à venir ?

J’y travaille en ce moment, mais je préfère vous réserver la surprise…

  • Souhaites-tu ajouter autre chose ?

Venez nombreux le 31 mars !

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