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[Live] The Dandy Warhols au Chabada

Salle archi-comble, vendredi 3 mars, pour la venue au Chabada des Dandy Warhols. Normal. Public archi mou, en revanche, durant la totalité du set. Moins normal. Que s’est-il passé pour que la grand-messe pop psyché annoncée prenne seulement l’allure d’une prestation propre et polie, dépourvue de toute ferveur ?

The Dandy Warhols – crédit : Erwan Iliou

La faute à un Courtney Taylor resté trop longtemps muet entre les morceaux ? Au refus délibéré du groupe, au vu de la construction de son set, de mettre rapidement le feu aux poudres ? À la longévité d’un band dont l’âge moyen des fans n’est plus vraiment synonyme de vociférations et de bonds de cabris aux premiers rangs ? Allez savoir… Il y avait pourtant de la jubilation dans l’air et des sourires aux coins des lèvres dès les premières notes de « Mohammed », joué en ouverture. Ça sent les grands espaces, les couchers de soleil sur la west coast et accessoirement les plus belles heures de gloire du groupe, celles de ce « Thirteen Tales From Urban Bohemian » dont trois autres extraits seront également joués ce soir.

La suite de la setlist se montrera relativement équilibrée, offrant quelques titres du « correct » dernier album en date (« Styggo », « You Are Killing Me »), un retour 20 ans en arrière avec « I Love You », et bien sûr THE tube ultime, « Bohemian Like You », le genre de morceau qui peut presque vous sauver un concert raté à lui tout seul, mais dont on était en droit d’espérer une version un poil plus énervée… Petite déception vite oubliée dès les premières notes de « Boys Better » et les gentils déhanchements de Zia Mc Cabe derrière son clavier, ultime geste de bravoure pop d’une soirée à la fois sans accroc et sans génie.

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