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[Interview] The Velvet Hands

Note for our readers : for the ENGLISH LANGUAGE VERSION of the interview, CLICK HERE.

Il continue à s’en passer de belles, de l’autre côté de la Manche… Pendant que nous nous assoupissons en attendant des révélations britanniques inédites, de nouveaux prodiges sortent du lot, venus de nulle part et faisant déjà exploser les compteurs. Parmi eux, le quatuor The Velvet Hands : quatre jeunes passionnés de rock qui font preuve d’une énergie et d’une détermination exceptionnelles, et à qui tout semble devoir réussir. Ils en sont d’ailleurs les premiers surpris, comme nous l’expliquent Dan et Toby, à la fois guitaristes et chanteurs de ce phénomène annoncé.

crédit : Brian Robinson

  • Bonjour et merci de bien vouloir répondre à quelques questions ! Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter The Velvet Hands : quand et où le projet est-il né, officiellement et officieusement ?

Dan : The Velvet Hands, ce sont : Toby Mitchell (guitare et voix), Sam Hilder (basse et voix), Louis Willbourne (batterie et voix) et moi-même, Dan Able (guitare et voix). Nous avons sorti notre premier single fin 2015, on peut donc considérer que ce fut notre naissance officielle. Mais Toby et moi écrivons des chansons ensemble depuis que nous sommes de jeunes lycéens idéalistes…

  • Votre premier EP autoproduit, « Games/Who Cares? », sonne d’une manière aussi brute que complexe, car on y découvre un paradoxe parfait entre des sons de guitares secs et puissants et, à l’opposé, des voix et chœurs doux et clairs. Était-ce un choix conscient, ou était-ce une manière nécessaire d’exprimer ainsi votre propre langage musical ?

Dan : Consciemment, on voulait que ça sonne lo-fi. Je pense que ces chansons, et plus généralement cet EP, sont joliment naïfs. On peut entendre qu’on était jeunes (on avait entre 17 et 18 ans) quand on les a enregistrées, et c’est ça qui est bien avec elles. Notre manière d’écrire et de composer évolue et mûrit constamment.

  • « Who Cares? » sonne un peu comme une chanson pop chargée d’électricité et d’intensité. Êtes-vous d’accord avec cette interprétation ? Dans quelles conditions l’avez-vous enregistrée ?

Toby : Oui, je suis d’accord avec ça. « Games » et « Who Cares » étaient nos premières tentatives d’enregistrement en tant que groupe, donc on sent bien l’état brut de celles-ci. Nous les avons captées sur un magnétophone huit-pistes Reel to Reel, ce qui leur donne un aspect lo-fi très cool ; mais, petit-à-petit, on a constaté que ça limitait notre créativité. Nous sommes toujours très fiers de ces chansons, mais nous croyons également que nous avons énormément progressé en termes de songwriting et de production depuis.

  • Pour vous, est-ce que « Habit » est une sorte de chanson rebelle qui vous a servi à rentrer dans le monde du rock’n’roll britannique, où était-ce juste une manière de vous lâcher et de jouer le plus vite possible ?

Toby : « Habit » a été notre opportunité de montrer à tout le monde notre côté le plus punk, qui apparaîtra de manière encore plus évidente sur notre futur album. Comme quand, lorsqu’on est en studio, on joue tout dix fois plus rapidement que la normale, ce qui peut être aussi bien une bénédiction qu’une malédiction.

  • Votre second EP, « Trains/Curtains Closed », est sorti le jour du Disquaire Day en avril 2016, et tous ses exemplaires se sont vendus en une seule journée. Comment vous êtes-vous sentis devant une telle réaction face à votre musique ?

Toby : Ça a été une grosse surprise pour nous. Nous avons reçu des commandes d’un peu partout dans le monde, et c’est également la première de nos chansons qui est passée sur BBC Radio 6. Ça nous a énormément motivés à retourner en studio pour vous offrir un nouveau tube pop !

  • Plus qu’une simple chanson rock entêtante, « Trains » dévoile votre réelle identité musicale ; plutôt que d’écrire selon le format couplet/refrain, vous apportez une structure différente à chaque nouveau titre, comme si vous étiez constamment en perpétuelle évolution. Comment vous y prenez-vous pour composer et arranger vos titres ?

Dan : « Trains » marque le moment où nous avons commencé à considérer les choses de manière beaucoup plus sérieuse, en réalisant que la structure d’une chanson est un élément qu’il faut constamment réinventer. Maintenant, nous passons beaucoup de temps à réfléchir à la construction d’un titre, et comment les chansons doivent être mieux bâties et interprétées.

  • « Curtains Closed » est une chanson plus délicate, presque rêveuse et psyché ; pourquoi avez-vous voulu créer un titre tellement à l’opposé de « Trains » ? Était-ce une manière d’expérimenter votre propre identité musicale grâce à différentes idées durant le processus de création ?

Toby : En tant que groupe, nous avons un important éventail d’inspirations diverses, et également un côté plus posé que tu peux aussi entendre sur « The End », qui est la face B du 45 tours de « I Don’t Mind ». Nous cherchons continuellement à essayer de nouvelles choses en tant que groupe, tout en conservant la « patte » The Velvet Hands.

  • Sur votre nouveau single, « I Don’t Mind », la production est claire et profonde, même si elle conserve ce besoin constant de laisser exploser les guitares et la batterie sans prévenir, la conjonction des deux vous permettant ainsi de creuser plus profondément dans votre propre style. Que s’est-il passé entre « Trains/Curtains Closed » et ce nouveau titre ?

Toby : Nous avons la chance d’être épaulés par l’excellent Benjamin Woods, et nous voulons le remercier pour son aide sur la production de nos chansons. À la base, tout a été enregistré de manière artisanale, et sa participation nous a permis d’apprendre beaucoup de choses et d’entrer dorénavant en studio de manière plus confiante, mais aussi sur notre façon d’écrire. Des gens m’ont dit que, quand ils n’arrivent pas à dormir la nuit, ils entendent la mélodie de « I Don’t Mind » dans leur tête, ce qui ne peut pas être une mauvaise chose !

  • The Velvet Hands ne peut pas être considéré comme un simple groupe de rock. En fait, votre musique est beaucoup plus intime et complexe, car vous n’hésitez pas à utiliser des éléments pop ou folk afin de lui donner plus proche du cœur et de l’âme humaine. Êtes-vous conscients de cette facette du groupe, et si oui, comment définiriez-vous l’essence de The Velvet Hands et de ses compositions ?

Toby : En fait, la question que je me pose le plus souvent est : « Pourquoi faisons-nous de la musique ? » Je n’ai pas de véritable réponse, ça semble juste naturel et normal. J’aimerais avoir une réponse plus profonde à te donner, mais la vérité est que nous aimons écrire des chansons et les jouer sur scène, et que, si nous pouvons faire ça pour le restant de notre vie, nous le ferons.

  • Vous allez sortir votre premier album dans le courant de l’année. Vous l’avez enregistré en partie en France, à Monguyon. Pourquoi ? Et comment définiriez-vous le lien qui vous unit à notre pays ? Que devons-nous attendre de cet album, après avoir d’ores et déjà été impressionnés par vos multiples talents sur vos précédentes chansons ?

Toby : En fait, quelques titres ont été écrits et les démos ont été enregistrées pendant notre séjour en France, alors que nous faisions un break après la saison des festivals estivaux. L’album va montrer pas mal de choses différentes de notre personnalité : il a un côté punk, un autre plus calme, et encore un autre plus pop… Mais il faudra que vous soyez patients pour le découvrir ! (rires)

  • Les réactions concernant votre musique sont très positives, que ce soit dans votre pays ou à l’étranger. Comment gérez-vous cette célébrité grandissante ?

Toby : On ne sort jamais de chez nous sans lunettes noires !

Dan : J’ai déjà dû changer quatre fois de nom ! (rires)

  • À quoi doit-on s’attendre en ce qui concerne vos performances sur scène ? Comment considérez-vous l’interaction entre vous et votre public ?

Dan : Nous adorons jouer à fond et transpirer pendant une demi-heure. Nous préférons parler le moins possible et laisser les chansons s’exprimer à notre place. Mais je pense que c’est surtout parce que, dès que nous commençons à parler, nous considérons ça comme un moment comique, et ça donne lieu à des blagues terribles… Donc, c’est mieux pour tout le monde qu’on se contente de jouer !

  • Aurons-nous la chance de vous voir bientôt en France ?

Dan : Absolument ! Nous prévoyons de venir vous rendre visite dans le courant de l’été. Si vous voulez de nous, nous serons là !

  • Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Toby : On vous aime !

Dan : Oui, c’est totalement vrai !

crédit : Brian Robinson

Retrouvez The Velvet Hands sur :
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ENGLISH

Strange phenomenons keep happening on the other side of the Channel… As we all keep on waiting for something new to happen, and rest our heads while expecting a musical storm to explode, new bands start getting attention across the border. Among them comes The Velvet Hands : four young guys whose passion for rock music, energy and devotion are admirable and deserve all the best – which they are actually getting, thanks to their constant motivation and persistence. Dan and Toby (guitars and vocals), two of the band members, explain to us how surprising this situation is for them, and tell us more about their project, musical experience and ambitions.

crédit : Brian Robinson

  • Hi and thanks for answering a few questions from us ! First of all, can you introduce us The Velvet Hands : when and where is it unofficially and officially born ?

Dan :  The Velvet Hands are : Toby Mitchell on vocals and guitar, Sam Hilder on bass and vocals, Louis Willbourne on drums and vocals, and Dan Able on guitar and vocals. We put out our first single at the end of 2015, so that was probably our official birth. But Toby and I have been writing songs together since we were young, starry-eyed high school students.

  • Your first self-produced record, « Games / Who Cares », sounds as dry as complex, while one discovers a perfect paradox between rough guitar sounds and firm but soft and clear vocals and choirs. Was it a conscious choice from you, or did it appear to be necessary to express your own musical language in the first place ?

Dan : It was consciously lo-fi. I think those songs, and that recording for the matter, are beautifully naive. You can tell we were young (17/18), when we did those and that’s what’s nice about it. Our songwriting and composition is constantly evolving and maturing.

  • « Who Cares » sounds like a pop song filled with electricity and intensity. Are you agree with such an interpretation of the track ? How did you record it ?

Toby : I’d agree with that. Games and Who Cares were our first attempt at recording as a band and so the rawness really shows. We recorded these tracks on an 8 track Reel to Reel tape deck which gives it a very cool lo-fi edge but we found it limited our creativity slightly. We’re all still very proud of these recordings but we believe we have come on a lot with our songwriting and production since then.

  • Is « Habit » your, kind of, rebel song to be introduced to the rock’n’roll world in the UK, or was it a kind of need to let everything go and run as fast as it possibly could ?

Toby : Habit was our chance to introduce the world to our punkier side which we will be showing off a lot more on the record. When in the studio we seem to play everything 10 times faster than normal which is both a blessing and a curse.

  • Your second record, « Trains / Curtains Closed » went out on Record Store Day back in April 2016 and was sold out that same day. How did you feel after receiving such reactions to your music ?

Toby : It came as a huge surprise to us. We got orders from all across the world too and that was our first song to be played on BBC Radio 6, it gave us a lot of drive to get back into the studio and make another pop “banger” for you all.

  • More than only being a catchy rock song, « Trains » shows a true identity in your music ; more than only writing verses and chorus, you also bring a different structure to your song, as if it was constantly evolving. How do you manage to compose and arrange your tracks ?

Dan : Trains was the point when we started to take things a little more seriously, realising that song structure is something you must keep refreshing. Now we always spend some time thinking about the structure and how to make the tracks build over their playtime.

  • « Curtains Close » is a delicate and almost dreamy psych song ; why did you need to create such an opposite song to « Trains » ? Was it to experience your own identity through different ideas in the process of creation ?

Toby : As a band we have such a huge range of inspiration, we have a softer side to us which you hear again on our track ‘The End’ which is the b-side of the 7” vinyl record for ‘I don’t mind’. We want to keep attempting to try new things as a band whilst keeping that Velvet Hands edge to it.

  • The production for your new single, « I Don’t Mind’ », is clear and deep, even if keeping an constant urge to let guitars and drums explode without warning, and allows us to dig deeper into your own, personal style. What happened between « Trains / Curtains Closed » and this new track ?

Toby : We have the wonderful Benjamin Woods to thank for that who helps us out on production duties. It’s all recorded very D.I.Y and so it’s been a learning curve for us all and we’re just getting more confident in the studio and also as songwriters. People have told me that they can’t sleep at night as they have the I don’t mind melody in their heads which can only be a good thing!

  • The Velvet Hands can’t be considered as a simple rock band. In fact, your music is much more intimate and complex than that, using pop or folk elements through it, in order to be close to the human heart and soul. Are you conscious of this side of your project, and if so, how would you define the essence of the band and its creations ?

Toby : Well the question I always ask is ‘why are we making music?’. I don’t know why we do, but it just feels right. I’d love to have a deep answer for you but the truth of it is we just love to write songs and to play gigs, if we can get away with doing that for the rest of our lives then we’ll do it.

  • Your first album is expected later this year. You have recorded a part of it in France, in Monguyon. Why ? And how would you define the way you are linked to our country ? What shall we expect from this forecoming album, after being all impressed by the multiple artistic sides of your previous songs ?

Toby : Well a few of the tracks were written and demo’d out in France when we were taking a break from the Festival season over the summer. The album shows off a bit of everything, it has a punk side, a softer side, a pop side.. You’ll have to have wait and see!

  • Reactions about your music are quite positive, in your country and beyond borders. How do you manage to deal with such a growing celebrity ?

Toby: We never leave the house without sunglasses on !

Dan:I’ve changed my name 4 times already !

  • What shall anyone expect from your live performances ? How do you consider the interaction between you and the audience ?

Dan : We like to play half an hour of sweatiness. We kinda prefer to speak less and let the songs do the talking for us. But I think that’s because whenever we talk we decide it’s a comedy set and tell terrible jokes. So it’s better for everyone if we just get on with it.

  • Any chance we are going to see you in France very soon ?

Dan : Absolutely. We might be coming to see you lovelies in or around the summer. If you want us we’ll be there for you.

  • Anything else you want to tell us ?

Toby: We love you x

Dan: Of course we do.

crédit : Brian Robinson

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