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Helene Hart, and my heart beats…

Ce qu’il y a de magique sur le web, c’est cette facilité déconcertante avec laquelle on découvre des talents venus des quatre coins du monde par le plus grand des hasards.

La preuve encore aujourd’hui quand je décide, afin de rendre ma matinée de boulot plus agréable et énergique, de m’en aller flâner sur bandcamp et son incroyable bibliothèque de groupes indés. Voilà que je tombe alors sur le premier EP éponyme de l’Allemande Helene Hart sorti la veille.

Un piano joué par son acolyte Roman Golly et la très jolie voix d’Helene Hart accompagnent l’intro You’ll see me, où la douceur est de mise. Ça enchaine alors directement sur l’excellent , Won’t Stop, débordant d’optimisme et d’énergie où côté instrumentation le piano se fait vite piquer la vedette par le violon de Raphaela Beer et les parties rythmiques jouées par Torben Richter et Marius Lürig, respectivement à la basse et à la batterie.

Côté voix, difficile en découvrant celle d’Helene Hart de ne pas faire le rapprochement avec Regina Spektor ou encore Kate Nash, voire – excusez de la comparaison – avec Shakira par moments. Helena dans ses chansons porte avec une aisance rare l’ensemble des instrumentations sans jamais faiblir, même dans les aigus.

Après ce titre enjoué, Ghosts provoque un tumulte d’émotions fortes à l’ambiance mystérieuse et tournoyante, où les envolées spectaculaires sur la fin sont permises en grande partie par le coffre vocal d’Helena.

Cracks, se montre alors plus rock, avec une guitare électrique qui vient rythmer ce milieu d’album avec une efficacité redoutable, et des paroles parfaitement ciselées en ce sens.

Le retour au calme se passe sur For You, slow minimaliste où  Helena abandonnée avec son pianiste nous livre un morceau mélancolique plein d’émotions et de bons sentiments à faire chialer une gamine de 15 ans devant la season finale de Glee.

Dust prolonge encore un peu plus ces passages apaisés avec un autre titre pop à la sensibilité effleurée, et à la montée progressive de l’ambiance pour un final parfaitement mis en scène. C’est très pop, trop diront certains, mais dans le genre, ça colle plus que jamais au sujet.

L’outro sur On our way, où Helene parle accompagnée d’un piano pendant quelques minutes avant de terminer les deux dernières minutes au chant est la dernière bonne surprise de ce debut EP où les chœurs et la grosse caisse s’ajoutent dans une réunion chorale parfumée d’évasion et de spiritualisme.

En somme, le hasard fait parfois bien les choses, et ce premier disque laisse espérer de très belles choses pour la suite pour cette jeune artiste allemande.

Helene Hart par Helene Hart est sorti ce jeudi 26 juillet et est disponible à l’écoute ainsi qu’en téléchargement pour quelques broutilles sur helenehart.bandcamp.com/album/helene-hart

helenehart.com

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