Avec « Always », changement de cap pour Summer Camp

Summer Camp, le duo britannique composé par Elisabeth Sankey et Jeremy Warmsley, vient de sortir un EP baptisé – Always – sur le label Moshi Moshi Records qui les suit depuis la release de leur premier maxi, Round The Moon, sorti en 2010.

Une pop sucrée qui devient indigeste

Même si au premier abord la pochette de l’EP peut donner l’impression que rien n’a changé dans le style et la musique des Anglais, ce n’est pas tout à fait le cas. En effet, le groupe a évolué entre le premier EP et celui qui vient de sortir. Toutefois toute évolution n’est pas systématiquement positive, Always en est la preuve. Retour en arrière pour comprendre.

Des débuts prometteurs

Summer Camp s’est fait connaître avec leur EP « Young ». Il contenait un ensemble de titres qui nous emmenait directement dans les années Thatcher et Mitterand le tout au bord de la plage. Le concept s’est poursuivi avec leur premier album « Welcome to Condale » sorti sur Apricot Records. Des chansons empruntes de mélancolie, d’histoires d’amour et de nostalgie. La recette était plutôt parfaite. Le tout servi par la guitare de Jeremey Warmsley, et la jolie voix (et le joli minois, il faut le dire) d’Elisabeth Sankey. Cependant, une question se posait. Était-il possible de continuer éternellement sur cette voie ? Le public n’allait-il pas se lasser de ce revival rétro qui commence à s’essouffler ?

Un tournant électropop

Avec « Always », les Britanniques devancent la question. Désormais, ils s’orientent davantage vers une sorte d’électro pop comme en atteste le titre « phare » de l’EP : « Always ». Derrière, ce changement de registre se cache peut-être un constat. Celui qu’en concert, le public s’ennuyait ferme. Quand je les ai vus au Petit Bain (à Paris) fin 2011, c’était beau, mais on se faisait chier et autant assister au concert assis. Après leurs diverses tournées, ils en ont peut être eu marre de jouer devant un public amorphe. Mais bon malgré tout, il reste encore du Summer Camp de l’époque avec la chanson « Life », enfin seulement dans l’intro.  Ah, et il y aussi du rap dans le titre « City ».

Bref, tout ça pour dire que mon avis sur cet EP est vraiment mitigé. Je n’ai pas l’impression de reconnaître le groupe que j’ai tant aimé il n’y a pas si longtemps que ça. L’album sera décisif.

Bonus :

Jeremy Warmsley parlant un peu français, le groupe a sorti une version du titre « Always » dans la langue de Franck Ribéry :

wearesummercamp.com

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