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Velvet Condom – Un bon coup de Rhin !

Il y a des amitiés franco-allemandes qui tiennent la route mieux que d’autres… De Strasbourg à Berlin, il n’y a qu’un pas, Velvet Condom en est témoin. Alice Gift (chant, guitare, clavier) et Oberst Panizza (programmation, clavier) composent ce duo à la musique froide et minimaliste. Formé depuis 2005, le combo achève déjà son premier septennat pour le plus grand bonheur de sa fanbase.

« Stadtgeil », second opus des Velvet Condom, disponible Outre-Rhin depuis 2011 débarque en France au format digital.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos deux stras-Berlinois jouent la carte de l’ambiguïté à tout point de vue. Tour à tour inspirés par Shakespeare et Goethe, les barrières de la langue tombent sous les riffs des guitares glaciales et le bombardement d’accords plaqués par les synthétiseurs. Ajoutez à cela une esthétique glam/androgyne assumée de la part d’Alice et vous obtiendrez un mélange cold-wave/post-punk/shoegaze en complète inadéquation avec son époque.

En effet, le duo nous propose un revival 80’s, mais pas de ceux que l’on retrouve chez RFM Party. On pense plutôt ici aux squats désaffectés ou aux bars mal éclairés et malfamés d’un Berlin encore coupé en deux.

Ça sonne froid, noisy et presque sale, ça vous pénètre l’oreille à coup de beats répétitifs. Mais quelle douce violence musicale avec des textes tels que Funeral for Love et Rouge City. Malgré leurs apparences austères, les Velvet Condom sont débordants d’Amour, ils ont juste choisi un autre chemin que celui emprunté par Marc Levy pour nous en parler.

La « dead mannequin pop », comme le groupe se plaît à se définir, captive l’auditeur d’un bout à l’autre de l’album. Preuve s’il en est qu’à défaut d’être complètement novatrice, elle n’en est pas moins terriblement efficace.

velvetcondom.com

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