[LP] Empires – Garage Hymns

Rien à voir avec le pseudo rock survendu des français d’Empyr, avec son second album « Garage Hymns » sorti le mois dernier, Empires voit grand et honore le rock hérité du grunge des 90s comme ses grands frères de The Gaslight Anthem.

Depuis la création du groupe en 2006, et la sortie en 2008 d’«Howl », première étape cruciale dans le développement du projet, l’actualité du trio indé de Chicago n’a cessé de s’accélérer. EPs, concerts, studio, sessions acoustiques, et dernièrement un mot plus que flatteur dans Rolling Stone, qui en dit long sur leur talent : « big, multi-faceted, tower of power ».

Le Garage Hymns d’Empires résume en onze pistes les orientations d’un indie rock qui en veut, là où s’associent le rock, le punk, le stoner, le garage et le punk sous ses meilleurs jours sombres.

Efficace et accrocheur, ces qualificatifs collent à la peau des premières pistes avec « Can’t Steal Your Heart Away » à la trame indie rock passionnante et au refrain à faire pousser la gueulante à un stade bondé, et « Keep It Steady » à la saveur mélodique d’un Stereophonics.

Sur les refrains d’« Hell’s Heroes », c’est avant tout Austin Winkler (Hinder) qui m’est évoqué et la force des hymnes de Foo Fighters. La voix grave et imperturbable de Sean Van Vleet vient là assoir le talent brut d’Empires.


Sur « Night is Young » comme sur « Hard Times », il y a du Gaslight Anthem, comme d’ailleurs un peu sur chaque morceau. Ce côté mélodique, cette touche rock pop apaisante qui facilite l’écoute, et ce côté militant, engagé qu’on se plait vite à soutenir.
Difficile de trouver à redire sur cet album, qui avance tel un train à pleine vapeur, sur des rails en parfait état de marche, luttant contre la monotonie et proposant à chaque changement de piste de nouvelles rythmiques, comme de nouvelles émotions.

« Shame » consacre l’un des passages les plus pop rock du disque, avec une mélodie entêtante, et un refrain qui vient trouver sa force dans un hymne doucement torturé où l’émotion transpire de sincérité.

Je termine ma découverte sur l’excellentissime « We Lost Magic » aux paroles finement découpées et assemblées à la perfection. Un tube indie rock que Feeder aurait certainement aimé écrire à sa meilleure époque.

Vous l’aurez compris, et bien vite, « Garage Hymns » est un album qui dépasse la qualification de bon album, mais mérite bien l’élévation au statut d’exemple à suivre. Empires écrit et compose un onze titres sans failles et sans longueurs, et cela semble même évident !

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