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Quixote entre danse macabre et spectacle musical

Sorti le 23 février dernier, l’album Devil in a Bunny Suit, Angel in a Cocktail Dress du groupe berlinois, Quixote, m’aura pris quelques écoutes bien nécessaires avant d’envisager la rédaction d’un article à son sujet.

Une ambiance de cabaret sombre, un peu malsain, visité par des fous, c’est la première image qui risque de vous sauter au visage en découvrant cet album.

Le démarrage entrepris par Quixote est barré et complexe sur « The Big Bad Man » où Cameron Laing à la manière de Matthieu Bellamy au chant s’exprime de tout son souffle accompagné frénétiquement par son acolyte Danny Conroy au piano.

Sur Whisky Fists, l’atmosphère complexe se poursuit et se densifie, alternant phases épurées où seuls une voix, quelques lignes de basse et quelques coups de piano viennent rompre le silence dans une ambiance de café blues, à d’autres passages bien plus compressés, où les instruments et les mélodies s’entassent, se mélangent pour former un orchestre des plus inhabituels, fous comme le final d’un concert de Queen.

For All the Wolves prend ses distances avec ces premiers titres, et offre un titre minimaliste où l’on se laisse aller en toute confiance. Le début d’une nouvelle phase dans la progression de cette écoute, très certainement. L’acte II vient de commencer.

Phil Walker rejoint Cameron au chant pour proposer une ballade plus pop, très actuelle riche d’un refrain animé et accompagné au piano d’une armada de trompètes et de saxophones le tout sur des paroles traitant du pardon, des erreurs et du paradis.

On arrive quelques titres plus tard sur le très particulier Empty Crates, long de ses six minutes sur lequel les chœurs s’invitent pour former un morceau composé de silences lourds, de fades très en longueurs et d’expérimentations sonores exotiques rappelant les musiques d’Afrique du Nord.

Il y a du Mercury et du Bellamy dans la voix de Cameron. The Fall l’illustre parfaitement avec un jeu vocal stupéfiant évoluant tel un ondulateur électrique en pleine nuit d’orage.

L’album se termine sur Endlessly puis Elephant enchainant blues sensuel puis électrique, pour finir sur une ballade douce et pop disparaissant dans la nuit et le silence.

Quixote signe avec « Devil in a Bunny Suit, Angel in a Cocktail Dress » un album complexe et antinomique confondant les genres dans une panique maitrisée, pour nous livrer un spectacle musical surprenant. À écouter méticuleusement, plus qu’attentivement.

quixotemusic.com
facebook.com/quixoteonline

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2 réponses à Quixote entre danse macabre et spectacle musical

  1. nikos 11 avril 2012 à 11 h 13 min #

    Bonne review, ça donne envie! On le trouve où cet album?

    • Fréd Lombard
      Fréd Lombard 11 avril 2012 à 20 h 10 min #

      Bonjour Nikos,

      Tu peux le trouver sur leur boutique à l’adresse : http://quixotemusic.com/store

      Tu peux également je pense te le procurer auprès du label Gone Prod en envoyant un mail à quixote@goneprod.fr

      Merci pour ton retour sur cette chronique, c’est très apprécié.

      Fréd pour indiemusic

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