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Agnès Obel, le Danemark a trouvé son artiste

Le Danemark n’a jamais vraiment été connu pour ses artistes, pourtant Agnès Obel, arrivée de nulle part, vient d’inscrire le Danemark dans les pays à suivre pour leurs artistes pop.

Son premier album Philharmonics, sorti cet automne, a été encensé par la critique et le public. Accueillie à bras ouverts en France, cette Danoise âgée de 29 ans n’a pas fini de nous surprendre, et ce n’est pas son album tout juste certifié disque d’or qui dira le contraire.

L’album avec son ouverture au piano nous met tout de suite dans l’ambiance. Agnès Obel veut nous faire voyager, nous faire découvrir son monde, car elle en possède bien un ! On aimerait par facilité classer cet album dans un style « pop ». Mais ça serait si mal chroniquer son album. Il y a dans ces 12 ballades la légèreté et la fragilité d’une vie. Les titres s’enchainent sans peine et on se retrouve surpris par la rapidité par laquelle l’album se finit. Agnès Obel a cette capacité à écrire autant de titres qu’elle veut, on ne s’en lassera jamais. La production du label PIAS sert parfaitement l’album qui amène toujours les chansons à leur paroxysme sans passer dans le superflu. Chaque titre a sa place, tantôt mélancolique, puis nostalgique et enfin mélodieux à souhait.

De formation classique, Agnès Obel n’hésite pas à introduire des morceaux de compositions plus classiques purement instrumentales dans son album (« Falling, Catching », « Louretta » & « Wallflower ») qui d’ailleurs s’incorporent comme par magie dans l’ensemble sans déranger ni passer inaperçus. Et là est toute la magie de cet album. Aucun titre ne s’essouffle en route. Seule au piano ou accompagnée d’un quatuor à cordes, Agnès Obel arrive à nous transporter dans ce monde de mélancolie et de tendresse. L’album se finit sur « On Powdered Ground », un au revoir tout en douceur avec ce fondu sonore comme si Agnès ne voulait pas nous brusquer en nous laissant lâcher prise petit à petit.

Il est certain que l’on vient de découvrir une artiste que l’on n’est pas prêt d’oublier.  La longueur de sa tournée et le nombre de pays qu’elle visite en est la preuve.

Ses ballades sont comme un souvenir d’été : chaud, tendre et rempli d’amour à souhait.

Crédit : Frank Eidel

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